La place de Trafalgar (en anglais : Trafalgar Square) est une place de Westminster à Londres.
Texte de Wikipédia Trafalgar Square est situé au nord de l’intersection de Charing Cross, où se rejoignent Whitehall (rejoignant Parliament Square), The Strand, The Mall (rejoignant le palais de Buckingham via l’Admiralty Arch), Cockspur Street et Northumberland Avenue, tandis qu’au nord de la place débouchent Pall Mall East (prolongeant Pall Mall) et Duncannon Street.
La station de métro la plus proche est Charing Cross, où circulent les trains des lignes Bakerloo Northern.
Origine du nom
Son nom commémore la bataille de Trafalgar qui opposa les flottes franco-espagnole et britannique en 1805[1]. Elle prend ce nom en 1830[2].
Historique
L’aménagement de la place, conçu par l’architecte John Nash, commence dans les années 1820[3] à l’emplacement des anciennes écuries royales. La place est achevée dans les années 1840, époque à laquelle Charles Barry fait construire la terrasse nord de la National Gallery.
C’est en 1842 qu’est élevée la colonne de Nelson. Le monument atteint 44 m de haut et se compose d’un piédestal, d’une colonne en granit cannelée, d’un chapiteau de bronze ainsi que d’une statue de 4,50 m de haut représentant l’amiral Horatio Nelson, qui perdit la vie en remportant la bataille de Trafalgar.
La colonne est entourée de quatre sculptures de lions protégeant la statue de l’officier, ajoutées en 1867. Ces lions de bronze furent exécutés par Edwin Landseer, également peintre animalier, avec l’aide du sculpteur Carlo Marochetti. La légende raconte que les lions ont été faits à partir du métal de la flotte française vaincue par Nelson et que l’on a placé la statue de celui-ci en hauteur de façon qu’il puisse voir sa flotte amarrée à Portsmouth.
Depuis le début du XXe siècle, Trafalgar Square est le principal lieu de rassemblement des personnes se réclamant du droit démocratique de la libre expression au Royaume-Uni, tentant d’attirer le citoyen sur un sujet censé influencer l’opinion publique, tout comme Speakers’ Corner.
La tour de Londres (en anglais : Tower of London) est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté du Tower Bridge
Texte de Wikipédia La tour se trouve dans le borough londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche (White Tower), qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100.
Il servait également de grand palais et de résidence royale. Dans son ensemble, la tour est un complexe composé de plusieurs bâtiments entourés de deux murailles défensives concentriques et d’une douve. Il y eut plusieurs phases d’expansion, principalement lors des règnes de Richard Ier, d’Henri III et d’Édouard Ier aux XIIe et XIIIe siècles. Le plan général établi à la fin du XIIIe siècle n’évolua pas malgré les activités ultérieures dans ces murs.
La tour de Londres a joué un rôle essentiel dans l’histoire de l’Angleterre. Elle fut assiégée à plusieurs reprises et son contrôle était important dans la maîtrise du pays. La tour servit d’armurerie, de trésorerie et de ménagerie, elle accueillit la Royal Mint et les archives publiques et elle abrite les joyaux de la Couronne britannique. À partir du début du XIVe siècle et jusqu’au règne de Charles II, une procession était organisée jusqu’à l’abbaye de Westminster lors du couronnement du monarque britannique. En l’absence du roi, le connétable de la Tour, une position puissante à l’époque médiévale, avait la charge de la forteresse. Durant la période des Tudor, la tour perdit son rôle de résidence royale et, malgré quelques modifications, ses défenses ne furent pas adaptées aux progrès de l’artillerie.
L’utilisation carcérale de la tour atteignit son apogée aux XVIe et XVIIe siècles lorsque de nombreuses personnes tombées en disgrâce, comme Élisabeth Ire avant qu’elle ne devienne reine, y furent enfermées. Cet usage est à l’origine de l’expression anglaise « sent to the Tower » (« envoyé à la tour ») qui veut dire « emprisonné », tout comme son équivalent français « embastillé »[nb 2]. Malgré sa réputation tenace de lieu de torture et de mort, popularisée par les propagandistes religieux du XVIe siècle et les écrivains du XIXe siècle, seules sept personnes furent exécutées dans la tour avant le XXe siècle.
Les exécutions étaient généralement réalisées à la Tower Hill au nord de la tour où 112 personnes furent exécutées sur une période de 400 ans. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des institutions comme la Royal Mint quittèrent la tour pour d’autres emplacements laissant de nombreux bâtiments vacants. Les architectes Anthony Salvin et John Taylor (en) en profitèrent pour restaurer la tour et lui rendre son apparence médiévale en supprimant les structures construites après cette période. Lors des deux guerres mondiales, la tour fut à nouveau utilisée comme une prison et fut le lieu de douze exécutions pour espionnage. Après la Seconde Guerre mondiale, les dégâts causés par le Blitz furent réparés et la tour fut rouverte au public. Aujourd’hui la tour est classée au patrimoine mondial par l’UNESCO et accueille plusieurs millions de visiteurs par an.
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La National Gallery (en français, la Galerie nationale) fondée en 1824, est un musée situé à Londres en Angleterre et occupant le nord de Trafalgar Square depuis 1838.
Texte de Wikipédia Elle détient un patrimoine artistique composé principalement de peintures datant de 1250 à 1900, les œuvres plus récentes étant abritées à la Tate Modern. La collection permanente de 2 300 peintures appartient à l’État britannique et son accès est gratuit. Seules les expositions temporaires sont soumises à un prix d’entrée. La Gallery est un « organisme public non ministériel » rattaché au département du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport britannique.
Les débuts de la National Gallery furent modestes, à la différence du musée du Louvre à Paris ou du musée du Prado à Madrid, car la collection ne fut pas fondée par la nationalisation d’œuvres d’art appartenant à la famille royale ou à des nobles, ni par l’acquisition de collections massives. L’essor de la Gallery débuta avec l’achat de seulement 38 peintures au banquier John Julius Angerstein en 1824. La Gallery fut ensuite conçue par ses premiers directeurs, en particulier Sir Charles Lock Eastlake et ses collections ont été enrichies par des donations privées pour les deux tiers des œuvres.
La National Gallery conserve quelques-uns des tableaux considérés comme les plus beaux du monde et si l’on peut y admirer quelques œuvres nationales (William Turner, John Constable, Thomas Gainsborough), l’essentiel est constitué de tableaux étrangers qui couvrent l’histoire de l’art du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle.
La nécessité de la National Gallery
La fin du XVIIIe siècle a vu la nationalisation de nombreuses collections royales ou princières à travers l’Europe. La collection royale bavaroise (Alte Pinakothek, Munich) ouvrit au public en 1779, celle des Medici à Florence vers 1789 (galerie des Offices) et le Louvre en 1793, à partir de la collection royale française[1]. En Grande-Bretagne, ce modèle ne fut pas imité et la Royal Collection est toujours la propriété, en fiducie, de la monarchie[2].
En 1777, le gouvernement britannique eut l’opportunité d’acheter une collection d’art de classe internationale lorsque les descendants de Robert Walpole mirent sa collection en vente. Le parlementaire John Wilkes affronta le gouvernement pour le convaincre d’acheter cet « inestimable trésor » et suggéra de le placer dans « un musée… qui sera bâti dans les jardins du British Museum ». L’appel de Wilkes ne fut pas entendu et vingt ans plus tard, la collection fut intégralement rachetée par Catherine de Russie et est désormais visible au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg[3].
Le projet d’acquérir environ cent-cinquante peintures de ce qui restait de l’énorme collection de la maison d’Orléans, originellement liquidée petit à petit par Louis-Philippe d’Orléans à partir de 1788, échoua également malgré l’intérêt conjoint du roi et du Premier ministre William Pitt, qui, en 1798, ne réussirent pas à déjouer d’interminables manœuvres financières entre l’héritier du banquier Jean-Joseph de Laborde et l’industriel Francis Egerton : cette transaction est l’une des plus importantes de l’histoire du marché de l’art[4].
Cependant, vingt-cinq œuvres appartenant à cette collection sont parvenues à la National Gallery, par d’autres biais. En 1799, le marchand d’art Noël Desenfans fit à l’État britannique une offre de rachat d’une collection prestigieuse. Celle-ci avait été originellement établie avec l’aide de son partenaire Francis Bourgeois pour le roi de Pologne Stanislas II, juste avant la dissolution du pays[1]. L’offre fut déclinée et Bourgeois fit don de cette collection à son ancienne école, à Dulwich, à sa mort en 1814, où fut fondée la Dulwich Picture Gallery. En 1803, deux autres offres de collections furent faites au gouvernement, l’une par l’Écossais William Buchanan et l’autre par le collectionneur Joseph Count Truchsess mais toutes deux furent également déclinées[1].
À la suite de la vente de la collection de Walpole, de nombreux artistes, tels que James Barry et John Flaxman émirent une nouvelle fois l’idée de l’établissement d’une galerie nationale. Pour eux, l’École anglaise de peinture ne pourrait se développer qu’en étant en relation avec les canons européens. La British Institution, fondée en 1805 par un groupe d’aristocrates érudits, essaya de changer cette situation.
Les membres prêtèrent des œuvres aux expositions qui changeaient annuellement, tandis que des ateliers et des rencontres artistiques étaient organisés tous les étés. Cependant, l’intérêt des peintures prêtées était souvent médiocre et certains artistes quittèrent la British Institution, considérant que celle-ci avait pour seule motivation de faire gonfler les prix des peintures de maîtres. L’un des fondateurs de l’Institution, George Beaumont, devait cependant jouer un rôle majeur dans la fondation de la National Gallery en lui offrant seize peintures.
En 1823, une autre collection majeure fut mise sur le marché. Celle-ci avait été réunie par John Julius Angerstein, un courtier d’assurances et mécène londonien d’origine russe ; sa collection de trente-huit œuvres comprenait des travaux de Raphaël et la série Marriage A-la-Mode de William Hogarth. Le 1er juillet 1823, George Agar-Ellis, un politicien, proposa à la Chambre des communes de se porter acquéreur de la collection, ce qui relança l’intérêt des politiques pour l’offre de Beaumont, qui s’accompagnait de deux conditions : que le gouvernement achète la collection d’Angerstein et qu’un bâtiment adapté soit fourni. Un remboursement inattendu d’une dette de guerre de la part de l’Autriche datant de 1814 fit pencher le gouvernement, qui acheta la collection d’Angerstein pour 57 000 £. La première toile à être enregistrée est La Résurrection de Lazare (1517-1519) de Sebastiano del Piombo et porte l’inscription « NG01 » ; elle provient de l’ancienne collection de la maison d’Orléans.
La Tate Modern est le musée qui, depuis son ouverture le 13 mai 2000, regroupe la collection nationale d’art moderne et d’art contemporain international, provenant originellement de la Tate Gallery.
Texte de Wikipédia Construite dans une centrale électrique désaffectée conçue en 1891 par Giles Gilbert Scott — la Bankside Power Station —, elle constitue l’un des hauts lieux du nouveau Londres. L’ancienne salle des machines a été reconvertie en un immense hall servant à des expositions exceptionnelles. C’est le cabinet d’architectes Herzog & de Meuron qui fut chargé en 1995 de la reconversion. La Tate Modern se situe à quelques pas du Millennium Bridge et est proche du Théâtre du Globe. L’accès peut se faire en train en descendant à London Blackfriar, en métro à l’arrêt Southwark ou en bus en descendant à l’arrêt Tate Modern de la ligne RV1.
La collection est organisée autour d’une série de parcours thématiques, plutôt que de façon chronologique. La Tate Modern déploie sept niveaux consacrés à la création artistique des XXe et XXIe siècles, dont deux consacrés aux expositions permanentes.
Histoire
Dans un contexte de crise économique liée à la pandémie de Covid-19 en 2020, la Tate licencie plus de 300 de ses employés[2].
Extension du musée
Accolée à la centrale électrique désaffectée dans laquelle a été installée la Tate Modern, sur la rive sud de la Tamise, une extension, conçue par les mêmes architectes suisses, Jacques Herzog et Pierre de Meuron auteurs du premier bâtiment[3], et qui devrait coûter 358 millions d’euros, a ouvert ses portes en juin 2016[4],[5] : il s’agit de la Switch House (« maison tordue »), le premier bâtiment prenant le nom de Boiler House. Sur les 23 600m2 du New Tate Modern[6], une première partie d’une superficie de 2 000 m2, les Oil Tanks, deux anciens réservoirs de mazout transformés, sont destinées aux performances, à la danse et au cinémas expérimental.
Le musée d’histoire naturelle de Londres (Natural History Museum ou BMNH) est l’un des trois grands musées installés le long de Exhibition Road, dans le quartier de Kensington à Londres
Texte de Wikipédia Le musée est notamment connu pour son hall d’entrée (Central Hall) que dominait le squelette d’un diplodocus car celui-ci fut remplacé par le squelette d’une baleine. L’architecte a fait pour les parties intérieures et extérieures un grand usage de briques de terre cuite pour résister à l’atmosphère londonienne riche en suie de l’époque victorienne. Des bas-reliefs de plantes, d’animaux et de fossiles décorent ces briques. L’axe central du musée est aligné avec la tour de Imperial College, le Royal Albert Hall et l’Albert Memorial plus au nord, qui font partie du complexe appelé « Albertopolis ».
Ce musée abrite cinq collections majeures dans les domaines suivants :
La fondation de la collection est celle du médecin de l’Ulster, Sir Hans Sloane (1660-1753), qui permit au gouvernement britannique d’acheter ses importantes collections à un prix bien inférieur à leur valeur marchande de l’époque. Sa collection, qui comprenait notamment des milliers de plantes séchées et des squelettes (animaux et humains) fut d’abord accueillie dans la Montague House du quartier de Bloomsbury en 1756.
Elle faisait alors partie du British Museum. La majeure partie de la collection Sloane avait disparu au début du XIXe siècle. George Shaw, conservateur d’histoire naturelle de 1806 à 1813, a vendu de nombreux spécimens au Royal College of Surgeons et a procédé à des crémations périodiques de matériel dans l’enceinte du musée. Ses successeurs ont également demandé aux administrateurs la permission de détruire des spécimens pourris. En 1833, le rapport annuel indique que, sur les 5 500 insectes énumérés dans le catalogue Sloane, il n’en restait aucun. À la fin des années 1850, Sir Richard Owen (1804-1892), responsable du département d’histoire naturelle du British Museum a estimé que ce département avait besoin d’un bâtiment spécifique et plus grand.
Après acquisition d’un terrain, un concours d’architectes fut organisé en 1864 pour imaginer le nouveau musée. La compétition fut remportée par le capitaine Francis Fowke (en) (1823-1865) qui mourut peu de temps après. Le projet proposé par ce dernier fut alors repris par Alfred Waterhouse (1830-1905) qui le modifia de manière importante et conçut les façades dans un style néoroman[2]. La construction dura de 1873 à 1880. Le nouveau musée ouvrit en 1881, mais le déménagement de l’ancien musée dura jusqu’en 1883.
Le musée est resté un département du British Museum jusqu’en 1963. Son nom était le British Museum (Natural History), souvent abrégé B.M.(N.H.) dans la littérature scientifique. En 1963, le musée devint indépendant avec son propre conseil d’administration. En 1986, il absorba le Geological Museum du British Geological Survey. Cependant, il faut attendre la loi de 1992 (Museums and Galleries Act) pour que le nom « musée d’histoire naturelle » (Natural History Museum) remplace British Museum (Natural History).
Covent Garden est un quartier de Londres en Angleterre à la limite est de West End, entre St. Martin’s Lane (en) et Drury Lane. Il est associé à l’ancien marché de fruits et légumes de la place centrale, qui est maintenant un site commercial et touristique fort populaire.
Texte de Wikipédia Le quartier est divisé par l’artère principale de Long Acre, au nord de laquelle se trouvent les boutiques indépendantes centralisées sur Neal’s Yard et Seven Dials, tandis que le sud abrite sur la place centrale les artistes de rue et la plupart des superbes bâtiments, théâtres et lieux de divertissement, y compris le théâtre de Drury Lane et le musée du transport de Londres.
Principalement rural jusqu’au XVIe siècle, le site fut brièvement occupé lorsqu’il devint le cœur de la ville commerçante anglo-saxonne de Lundenwic. Après l’abandon du site, la partie centrale fut entourée de murs et utilisée en tant que terres arables et vergers par l’abbaye de Westminster, et appelée « Convent Garden », c’est-à-dire « le jardin du couvent (l’abbaye de Westminster) ». Connu plus tard sous le nom de Covent Garden, le domaine fut saisi par Henri VIII d’Angleterre, et donné au Comte de Bedford en 1552. Francis Russell, 4e comte de Bedford confia à l’architecte Inigo Jones la tâche d’y édifier une place sur le modèle de la Renaissance italienne (piazza) bordée de belles maisons afin d’attirer des locataires aisés.
Jones conçut une place à arcades avec l’église Saint-Paul de Covent Garden. Une telle place était une nouveauté à Londres. Elle eut une influence significative sur le développement urbanistique de Londres, servant de prototype pour l’aménagement de nouveaux lotissements. Un petit marché de fruits et légumes à l’air libre avait été développé sur le côté sud de la place à la mode en 1654. Peu à peu, le marché et ses environs acquirent une mauvaise réputation. Alors que les tavernes, les théâtres, les cafés et les bordels ouvraient, l’aristocratie quitta les lieux pour laisser la place aux intellectuels et aux dramaturges. Au XVIIIe siècle, il était devenu un célèbre quartier chaud, attirant les prostituées. Une loi du Parlement a été élaborée pour contrôler la zone, et l’immeuble néo-classique construit par Charles Fowler (en) a été érigé en 1830 pour couvrir et aider à organiser le marché.
La zone se déclina en un lieu de loisirs lorsque le marché s’est développé et que d’autres bâtiments ont été ajoutés: Floral Hall, Charter Market, et, en 1904, le Jubilee Market. À la fin des années 1960, les embouteillages causant des problèmes, le marché dut déménager au New Covent Garden Market à environ 5 km au sud-ouest à Nine Elms (1974). Le bâtiment central a été rouvert comme centre commercial en 1980, et est maintenant un lieu touristique contenant cafés, pubs, petits commerces, et un marché artisanal appelé l’Apple Market, avec un autre marché organisé dans le Jubilee Hall.
Covent Garden, avec le code postal WC2, se trouve dans les arrondissements londoniens de Westminster et Camden, et les circonscriptions législatives de Londres et de Westminster et de Holborn et St Pancras.
Camden Town est réputé pour ses nombreux marchés aux puces et comme étant un haut-lieu des cultures dites « alternatives »
Texte de Wikipédia Camden Town est nommé d’après Charles Pratt, premier comte de Camden, qui tenait son titre de Camden Place, sa maison près de Chislehurst dans le Kent (et aujourd’hui aussi à Londres, dans le borough de Bromley). Il acquit le manoir de Kentish Town par mariage, et en 1791 il commença à donner des maisons en location qu’il venait de faire construire. La rue Pratt Street dans le quartier est aussi nommée d’après lui. En 1816, le Regent’s Canal fut construit dans le quartier, permettant ainsi son développement.
Au début du XXIe siècle, le quartier subit trois incendies importants en 2008, 2014 et 2017[1].
Transports
Les trois stations de métro Camden Town, Chalk Farm et Mornington Crescent, et une gare sur le London Overground, Camden Road, desservent le quartier. Il y a aussi quelques lignes d’autobus.
Big Ben est la tour horloge du palais de Westminster, et un symbole de la ville de Londres. Le palais, siège du parlement britannique, fait face à la Tamise, entre le pont de Westminster et l’abbaye de Westminster.
Texte de Wikipédia Son nom officiel, initialement Clock Tower (« la tour de l’Horloge »), est Elizabeth Tower (« la tour Élisabeth ») depuis le jubilé de diamant d’Élisabeth II en 2012. La tour et son horloge sont plus couramment dénommées Big Ben par métonymie, Big Ben (« le gros Ben »[a]) étant le surnom de la cloche de 13,7 tonnes se trouvant au sommet.
Seules les personnes habitant au Royaume-Uni peuvent visiter la tour, après avoir obtenu une autorisation[2].
Dénomination
Au sens strict, Big Ben est le nom de la plus grosse cloche du carillon de l’horloge, tandis que l’horloge elle-même est la Great Westminster Clock et que la tour a été rebaptisée Elizabeth Tower (tour Élisabeth) en 2012 à l’occasion du jubilé de diamant d’Élisabeth II[3],[4]. Cependant, dans la pratique, Big Ben est utilisé indifféremment pour nommer les trois.
La tour était auparavant officiellement appelée Clock Tower (la tour de l’Horloge), et parfois improprement St.Stephen Tower[5], alors que ce nom correspond en réalité à une autre tour du palais.
Au début, le nom de la grande cloche est The Great Bell (« la grande cloche »). L’origine de l’appellation Big Ben est incertaine. L’une des hypothèses les plus connues à ce sujet se réfère à celui qui a ordonné la fonte de la cloche, Benjamin Hall, ingénieur civil et homme politique, dont le surnom était Ben et qui était très grand (big), on l’appelait « Big Ben ».
Une autre hypothèse renvoie plutôt au surnom d’un champion de boxe, Ben Caunt, qui aurait acquis la célébrité grâce à un combat de soixante rounds à poings nus contre Nat Langham, champion en titre, l’année où le nom de la cloche était au cœur des débats. Un incendie dévaste une partie du bâtiment du Parlement en 1834.
À la suite de cet événement, une commission est mise en place pour choisir le nouveau style de l’édifice. Le plan qui, remporte ce grand concours est celui de Charles Barry, qui prévoit entre autres d’y intégrer un clocher.
La tour
Cette tour, considérée comme le chef d’œuvre d’Augustus Pugin, s’inspire de la typologie des beffrois caractéristiques de l’architecture gothique civile du Moyen Âge d’Europe continentale, comme ceux de Gand, Ypres, Bergues ou encore Toruń et Gdańsk, et qui symbolisaient l’autonomie du pouvoir civil vis-à-vis de celui des féodaux dans les cités-états médiévales. La silhouette et plusieurs éléments de la tour ont aussi probablement une source d’inspiration italienne, notamment les campaniles de Venise et de Florence.
Ce type de tour civile gothique n’existait pas en Angleterre avant la construction de celle-ci, mais elle fut traitée et habillée avec des lignes et une riche décoration qui relèvent du style gothique tardif appelé « gothique perpendiculaire », très typique de l’Angleterre, comme les autres parties du palais de Westminster.
Cet exercice de style, consistant à imprimer une identité anglaise sur un monument nouveau dans le pays, relève de la vision culturaliste propre au romantisme nationaliste dans lequel baigne le mouvement néogothique. Cette opération est si réussie que la tour est devenue le symbole architectural de Londres et du Royaume-Uni le plus reconnu dans le monde. Elle a ensuite elle-même inspiré la construction de nombreuses autres tours d’horloges.
John Burland, professeur et directeur de recherche à l’Imperial College London, a rapporté au Sunday Telegraph que la tour s’enfonçait dans le sol de manière inégale, penchant de plus en plus en direction du nord-ouest, cette tendance s’étant accélérée depuis 2003.
La hauteur de la tour est de 315 pieds, soit environ 96 mètres[7].
La visite de l’intérieur de Big Ben n’est autorisée qu’aux résidents du Royaume-Uni, sur rendez-vous. Ils doivent en faire la demande plusieurs mois à l’avance et par écrit, auprès du Parlement. Cette visite n’est pas autorisée aux enfants de moins de 11 ans[8]. Pour atteindre le beffroi où se trouve la grande cloche, les visiteurs doivent gravir 334 marches[9].
Quand le Parlement siège, un drapeau britannique est hissé et flotte au-dessus de l’horloge.
Quand le Parlement se réunit, la lumière éclairant les cadrans s’allume.
L’horloge
L’horloge est composée de quatre cadrans, un sur chaque face, de sept mètres de diamètre et d’une cloche pesant 13,5 tonnes pour un diamètre de 2,7 mètres et une hauteur de 2,2 mètres.
Les aiguilles des minutes mesurent 4,2 mètres de long. Les aiguilles des heures mesurent 2,7 mètres de long. Les chiffres mesurent environ 60 cm de long. Il y a 312 morceaux de verre dans chaque cadran de l’horloge. Le mécanisme de l’horloge pèse cinq tonnes et le marteau de Big Ben pèse 200 kg. Les aiguilles des minutes et celles des heures sont fabriquées en métaux différents : les premières sont fabriquées en cuivre, et pèsent 101 kg, et les secondes en fer, et pèsent 304 kg[10].
Les cadrans du Big Ben ont le numéro 4 noté IV et non IIII (ce qui est normal pour un chiffre romain, mais inhabituel pour un cadran d’horlogerie)[11].
Sous chaque cadran on trouve une inscription en latin : Domine Salvam fac Reginam nostram Victoriam primam (« Seigneur, sauvez notre reine Victoria Ire ») en référence à la reine britannique Victoria. La fréquence du balancier est réglée à 2 cinquièmes de seconde près par jour, par l’ajout (pour accélérer) ou le retrait (pour ralentir) d’anciennes pièces de 1 penny datant de l’époque où le système monétaire britannique n’était pas décimal.
Le célèbre air du carillon qui marque l’heure est appelé Westminster Quarters. La mélodie est constituée de cinq permutations de quatre notes dans la tonalité de mi majeur : si, mi, fa♯, sol♯[12].
La première émission radio de la BBC du carillon de Big Ben date du 31 décembre 1923[13].
Depuis 1859, ce sont les cloches de Big Ben qui, à minuit le 1er janvier, annoncent dans tous les foyers britanniques le début de la nouvelle année. Le son est retransmis sur toutes les chaînes de télévision et de radio du pays.
Les carillons de Big Ben et les autres cloches sont diffusés quotidiennement sur BBC Radio 4, une des stations de radio les plus écoutées en Grande-Bretagne, à 6 heures du soir et à minuit (ainsi que 10 heures du soir le dimanche), en prélude au programme d’information.
Entre le 21 août 2017, et 2021, la tour connaît une importante rénovation[14],[15]. La précédente fermeture pour maintenance remontait en effet à 1983-1985 et 1987. La cloche avait alors été démontée et la tour est entièrement rénovée. À quelques rares exceptions, la cloche ne devait plus retentir pendant la durée des travaux[16]. Cette décision avait divisé la population et les députés britanniques : selon la Première ministre Theresa May, « il n’est pas raisonnable que Big Ben soit réduite au silence pendant quatre ans »[17]. Pendant les travaux, les horloges ont donc continué de fonctionner grâce à un mécanisme électronique. Les aiguilles n’ont ainsi jamais cessé d’indiquer la bonne heure avec leur légendaire ponctualité.
La cloche Big Ben
La première cloche est fabriquée en 1856. Pour pouvoir la transporter jusqu’à la tour de l’horloge, elle est installée sur un chariot tiré par 16 chevaux. Elle se fend quelques mois après son installation, une deuxième cloche est alors moulée à la fonderie de Whitechapel le 10 avril 1858. En octobre de la même année, la cloche est déplacée de 61 mètres jusqu’au beffroi du clocher en 18 heures. Le 31 mai 1859, la célèbre horloge entre en service et la cloche sonne pour la première fois[18].
Le son typique de la cloche est dû au fait que celle-ci s’est aussi fissurée en 1859, à peine deux mois après son installation officielle, ce qui lui donne une tonalité très distinctive. Pour des raisons techniques, la cloche est orientée de manière que le marteau ne frappe pas à l’endroit de la fissure.
À quatre occasions, la cloche Big Ben a été sonnée pour le deuil national, aux obsèques nationales ; 68 fois pour les funérailles d’Édouard VII en 1910, 70 fois pour celles de George V en 1936, 56 fois pour celles de George VI en 1952, et 96 fois pour celles d’Élisabeth II en 2022. Chaque son de la cloche représente un an de leurs vies[19].
La cloche résonne à six kilomètres à la ronde. Elle sonne les heures, les quarts d’heure étant sonnés par d’autres cloches[
La relève de la Garde Royale à Buckingham Palace – Londres
Entre tradition et cérémonie royale, la relève de la garde à Buckingham Palace est une des attractions les plus emblématique de Londres, parmi la plus ancienne qui soit liée à la famille royale, mais aussi la plus populaire auprès des touristes du monde entier.
Qu’est-ce que la relève de la garde à Buckingham Palace ?
Le palais de Buckingham est la résidence officielle de la reine d’Angleterre, Élisabeth II. C’est donc un lieu aussi important que symbolique pour le Royaume-Uni et le palais fait l’objet d’une importante protection policière.
La surveillance du palais est également confiée à un régiment spécial de l’infanterie britannique, la Household Division, la garde la reine. Même si vous n’êtes jamais allé à Londres, vous avez forcément déjà ces soldats vu en photo ou à la télévision : ces gardes font partie de l’imagerie de Londres avec leurs vestes rouges et leurs chapeaux en poils d’ours !
La garde de la reine s’emploie aussi à perpétuer les traditions, dont la relève de la garde. Cette cérémonie est organisée lors de la transition entre les gardes qui quittent leur service et ceux qui les remplacent. Tout le monde est invité à assister à la relève : c’est gratuit et c’est l’un des spectacles qui attire le plus de touristes chaque jour à Londres !
Quand a lieu la relève de la garde ?
En été, la cérémonie se déroule tous les jours, à condition que les conditions météorologiques soient favorables et qu’il ne pleuve pas des trombes. En hiver, la relève de la garde a lieu uniquement le lundi, le mercredi, le vendredi et le dimanche, là aussi en fonction de la météo.
Notez que la cérémonie peut aussi être annulée en cas d’événements particuliers à Londres, par exemple le marathon ou tout autre grand événement. Pour éviter de faire le déplacement pour rien, jetez un œil au calendrier officiel de la Household Division.
La cérémonie débute à 10h45 précise et le changement de la garde a lieu très exactement à 11h. Au total, la relève de la garde dure environ 45 minutes.
Je vous recommande de venir tôt pour trouver un bon emplacement. Lorsqu’il faut beau, les grilles du palais sont prises d’assaut par les touristes du monde entier et vous risquez de ne pas voir grand chose.