Pont des Arts (Des amoureux) – Paris

Le pont des Arts, ou passerelle des Arts, est un pont traversant la Seine au centre de Paris dans le 1er arrondissement.

Texte de Wikipédia
Entre 1801 et 1804, une passerelle de neuf arches en fonte réservée aux piétons est construite à l’emplacement de l’actuel pont des Arts : c’est le premier pont métallique de Paris. Cette innovation est due au Premier consul Napoléon Bonaparte, suivant une réalisation du directeur des Ponts de Paris : Jean-Baptiste Launay, fondeur. Les ingénieurs Louis-Alexandre de Cessart et Jacques Vincent de Lacroix Dillon conçoivent cette passerelle pour qu’elle ressemble à un jardin suspendu, avec des arbustes, des bacs de fleurs et des bancs.Vues historiques de la 1re passerelle
Le pont modifié de 1852
En 1852, à la suite de l’élargissement du quai de Conti, les deux arches de la rive gauche deviennent une seule arche. Le pont était soumis à un droit de péage[4]. Ainsi, dans le roman La Rabouilleuse d’Honoré de Balzac, Philippe Bridau « faisait cirer ses bottes sur le Pont-Neuf pour les deux sous qu’il eût donnés en prenant par le pont des Arts pour gagner le Palais-Royal ». Le 12 avril 1943, sous l’Occupation, le corps du général Mordacq fut retrouvé en dessous du pont des Arts. Le lendemain, la radio allemande annonce son suicide, annonce reprise par les autres journaux.
Cependant, l’autopsie ainsi que le rapport de police sont censurés. En 1976, l’inspecteur général des Ponts et Chaussées rapporte la fragilité de l’ouvrage, principalement due aux bombardements des Première et Seconde Guerres mondiales et à plusieurs collisions de bateaux en 1961 et 1970. Le pont est fermé à la circulation en 1977 et s’effondre effectivement sur 60 mètres en 1979 lors d’un dernier choc avec une barge[7]. Le pont est démonté en 1980 ; environ la moitié du pont — quatre arches — est récupérée par la ville de Nogent-sur-Marne. Après dix ans de stockage, la passerelle est remontée en bord de Marne, près du port de plaisance, où l’on peut la parcourir aujourd’hui[8]. Son inauguration en 1992 est présidée par Jacques Chirac.
Le pont de 1984
Le pont actuel a été reconstruit entre 1981 et 1984 « à l’identique » selon les plans de Louis Arretche, qui a diminué le nombre des arches (sept au lieu de neuf), ce qui permet leur alignement sur celles du pont Neuf, tout en reprenant l’aspect de l’ancienne passerelle. La passerelle a été inaugurée par Jacques Chirac — alors maire de Paris — le 27 juin 1984.
À la fin des années 1990, un projet de construction de passerelle piétonnière franchissant le Kamo-gawa à Kyoto, au Japon, a été développé en prenant comme modèle le pont des Arts ; il ne fut néanmoins pas mené à son terme devant l’opposition de la population.
Les cadenas d’amour (2008-2015)
À partir de 2008[12], les parapets grillagés du pont des Arts deviennent le support de nombreux « cadenas d’amour » accrochés par des couples. Cette pratique, s’étend ensuite à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, au pont de l’Archevêché ainsi qu’à la passerelle Simone-de-Beauvoir.
Devant la polémique sur la dégradation du patrimoine engendrée par la présence de ces tonnes de cadenas (la mairie de Paris évoque 45 tonnes[13]) qui font s’effondrer les grillages[14] et potentiellement les parapets[15], et sur leur aspect jugé particulièrement inesthétique par d’autres, la mairie de Paris décide d’y mettre fin en septembre 2014. Ainsi, les grillages sont définitivement retirés le 1er juin 2015 et sont d’abord remplacés par une exposition temporaire d’œuvres de street art de Jace, eL Seed, Pantonio et Brusk[16], puis par des panneaux en verre à partir de l’automne 2015.

