Piazza del Popolo – Rome

La piazza del Popolo (place du peuple, en italien) est une importante place piétonne monumentale, de style néo-classique du XIXe siècle en son état actuel, au nord du centre historique de Rome, qui a commencé à être aménagée et ornée dès la fin du XVIe siècle, sur ordre du pape Sixte-Quint.
Texte de Wikipédia
Son nom, en italien, signifie littéralement la « place du Peuple », mais il est historiquement dérivé de celui des peupliers (populus en latin, pioppo en italien), auxquels l’église Santa Maria del Popolo (l’église Sainte-Marie-du-Peuple), à l’angle nord-est de la place, doit son appellation d’origine.
La place est située à l’intérieur de la porte septentrionale du mur d’Aurélien, la porta Flaminia de la Rome antique, désormais appelée porta del Popolo. C’était le point de départ de la via Flaminia, importante voie romaine qui conduisait vers Ariminum (aujourd’hui Rimini) et vers tout le nord de l’Italie. Avant l’ère des chemins de fer, c’était le point d’arrivée à Rome de tout voyageur venant du nord. Pendant des siècles, la vaste place, visible de tous, mais située un peu à l’écart de la vie urbaine, fut un lieu d’exécutions publiques, la dernière fois en 1826.
C’est une part intégrante du complexe de rues connu sous le nom de Trident.
Histoire et description
Architecture générale
La place, telle qu’elle se présente aujourd’hui, a été conçue dans le style néo-classique entre 1811 et 1823 par l’architecte Giuseppe Valadier[1], sur commission du pape Pie VII puis du pape Léon XII, son successeur. Valadier a démonté une précédente fontaine de Giacomo della Porta, érigée en 1572, sous Grégoire XIII, et démoli des bâtiments insignifiants. Des murs ont été dessinés en deux demi-cercles, rappelant le plan du Bernin pour la place Saint-Pierre du Vatican, en remplacement de la place trapézoïdale d’origine, plus étroite et centrée sur la via Flaminia.
La piazza del Popolo de Valadier a incorporé des arbres comme éléments essentiels ; il a conçu son espace dans une troisième dimension, exprimée par la construction d’une splendide rampe d’escalier qui mène à la colline et aux jardins du Pincio, ce qui a réglé le problème de dénivelé entre la place et la colline en surplomb, côté est.
L’obélisque
Un obélisque égyptien d’Héliopolis, dû au pharaon Séthi Ier et érigé plus tard par Ramsès II, se trouve au centre de la place. L’obélisque avait été amené à Rome en 10 av. J.-C. sur l’ordre de l’empereur Auguste pour orner la spina du Circus Maximus. Brisé en trois segments, aux temps des invasions barbares, à la fin de l’Antiquité, il est remis au jour en 1587, sous le pontificat de Sixte-Quint, qui ordonne sa restauration pour le faire élever à son emplacement actuel, par l’architecte Domenico Fontana, en 1589, dans le cadre d’un vaste plan urbain voulu par le Pape.
Trois côtés de l’obélisque ont été sculptés sous le règne de Séti Ier et le quatrième sous Ramsès II. L’obélisque, également connu sous le nom d’obélisque Flaminien, ou d’Obélisque de la piazza del Popolo, est le deuxième plus ancien et l’un des plus grands obélisques de Rome, avec environ 26,90 m de haut, et 36,50 m, du socle jusqu’à la croix à son sommet). La place abritait une fontaine centrale qui a été déplacée vers la piazza Nicosia en 1818, et quatre nouvelles fontaines, chacune ornée d’un lion de style égyptien, ont été ajoutés au pourtour de l’obélisque en 1823 (le lion étant est une figure principale des armoiries du nouveau pape, Léon XII, élu cette année-là [2].

