Parc de la Ciutadella – Barcelone

Le parc de la Ciutadella est un parc situé dans le centre de Barcelone. Il fut construit sur les terrains laissés par une citadelle détruite en 1868 et qui lui donnent son nom pour l’Exposition universelle de 1888.
Texte de Wikipédia
La Ciutadella, d’où le parc tire son nom, était une citadelle bâtie au début du XVIIIe siècle par Philippe V à la suite de la guerre de Succession.
Le 11 septembre 1714, après 13 mois de siège Barcelone tombait sous la coupe du roi Philippe V. Pour maintenir la ville sous contrôle il fit construire cette citadelle – ou forteresse – qui était alors la plus grande d’Europe. Elle suivait les techniques alors en vigueur de forteresse avec une architecture en étoile à la mode de Vauban. Elle fut conçue comme une des infrastructures militaires destinées à dominer la ville et était notamment complétée par le château de Montjuïc.
Elle fut construite par l’ingénieur militaire flamand Georges-Prosper de Verboom, entre 1716 et 1718 sur des terrains alors occupés par le quartier de la Ribera qui ne fut déménagé à la Barceloneta que trente ans plus tard. Pour ces travaux, plus de 1200 maisons furent arasées, 4500 personnes furent déplacées sans indemnisation, un couvent fut détruit et le canal d’irrigation Acequia Condal (es) fut dévié.
Destruction de la citadelle
Pour la population barcelonaise, la forteresse devint le symbole d’un gouvernement central oppressif. Elle fut partiellement détruite lors d’une révolte en 1841 puis reconstruite à la suite de la répression qui s’ensuivit, sur ordre de Marie-Christine de Bourbon, puis donnée à la ville par le général Prim.
Finalement, elle fut complètement démolie, lors de la Révolution de 1868. La tour Saint-Jean, prison militaire située sur la place d’armes et symbole du pouvoir fut abattue. Il ne resta de la citadelle qu’une chapelle (l’actuelle paroisse Castrense), le palais du gouverneur aujourd’hui occupé par le collège Verdaguer et l’arsenal transformé et qui accueille le parlement de Catalogne.
Fontserè projeta d’amples jardins pour le repos des Barcelonais affirmant que « les jardins sont aux villes ce que les poumons sont au corps humain ». Il s’inspira d’autres jardins européens ceux de William Kent en Angleterre, d’André Le Nôtre en France, et de villas à Rome et Florence. Il ajouta aux espaces verts une place centrale, des chemins, une fontaine monumentale, deux lacs artificiels, un petit bois, divers éléments ornementaux ainsi que des édifices annexes et des infrastructures aux alentours telles que le marché du Born, des abattoirs, un pont en fer au-dessus de la ligne de chemin de fer et de petites maisons de service.
Fontserè raconta sa collaboration avec le jeune Antoni Gaudí, qui intervint sur la cascade monumentale, un des points centraux du parc. Gaudí réalisa la partie hydraulique et dessina une grotte artificielle sous la cascade. Cette dernière est ornée de nombreuses sculptures réalisées par les meilleurs sculpteurs sur fer forgé de l’époque : La Cuadriga de l’Aurore, de Rossend Nobas, La naissance de Venus, de Venanci Vallmitjana dont le fronton fut réalisé par Francesc Pagès i Serratosa ; La sculpture Amphitrite, est de Josep Gamot; celle de Neptune et de Léda, sont de Manel Fuxà; Danaé, est de Joan Flotats. Rafael Atché réalisa les quatre Griffons qui crachent de l’eau par la bouche dans la partie inférieure du monument.
Différents bâtiments furent construits pour l’exposition et ont été conservés : le restaurant (connu sous le nom de château des Trois Dragons) œuvre de Lluís Domènech i Montaner de style néogothique annonçant déjà le modernisme catalan et l’Hibernaculum de Josep Amargós entièrement réalisées en fer et verre, le musée de Géologie Martorell d’Antoni Rovira i Trias et l’umbraculum de Josep Fontserè.

