Palais de la musique catalane – Barcelone

Le Palais de la musique catalane (en catalan : Palau de la Música Catalana) est une salle de concert située dans le quartier Saint-Pierre de Barcelone.
Texte de Wikipédia
C’est l’œuvre de Lluís Domènech i Montaner, l’un des principaux représentants du modernisme catalan. Les travaux se déroulent de 1905 à 1908 et font appel à des structures avancées telles que l’utilisation de nouveaux profils laminaires : il s’agit d’une structure métallique centrale stabilisée par des contreforts et des voûtes d’inspiration gothique. L’architecte innove par l’utilisation de murs-rideaux et fait appel à une grande variété de techniques artistiques : sculptures, mosaïques, vitraux et ferronneries.
L’édifice est une commande de l’association « l’Orfeó Català » (Orphéon Catalan) qui désire en faire son siège social. Comme pour la construction du Liceu soixante ans auparavant, les fonds proviennent du mécénat : industriels, financiers, notables et amateurs de musique financent la construction.
La vocation première de la salle est de recevoir des concerts de chorale, de la musique symphonique et des récitals. Elle est utilisée aujourd’hui pour tous les types de musiques, du classique à la musique moderne.
Le Palais de la musique catalane, ainsi que l’hôpital de Sant Pau de Barcelone, ont été conjointement inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1997.
Histoire
Le projet est lancé en octobre 1904, lorsque l’Orféo catalan charge l’architecte Lluís Domènech i Montaner de la construction d’un édifice destiné à accueillir son siège social[1]. Ce projet avait précédemment été validé par l’assemblée du 31 mai 1904 et par son président Joaquim Cabot. L’association acquiert la même année les 1 350,75 m2 du cloître du couvent Saint-François pour 240 332,60 pesetas et les destine à son projet[Garcia 1].
Les travaux commencent par la pose de la première pierre le 23 avril 1905. Ils sont financés par un prêt de 600 000 pesetas sous forme d’obligations au porteur, en deux séries de 500 et 1 000 pesetas d’un rapport annuel de 4 %[2].
Le choix de l’architecte n’est pas le fruit du hasard. À cette époque Domènech i Montaner était déjà un personnage important de Catalogne, en raison tant de ses activités politiques que culturelles. En tant qu’architecte il avait déjà réalisé l’éditorial Montaner i Simon[3] qui abrite aujourd’hui la fondation Tapies, l’édifice surnommé château des trois dragons et plusieurs autres bâtiments de moindre importance[3]. Il était également président des jeux floraux et de l’académie des lettres. Mais surtout, par ses prises de positions au sein de la Lliga de Catalunya[3] et son rôle de premier président de l’Unió Catalanista[3], c’était une figure politique clef du catalanisme de la fin du XIXe siècle[3].


