Musée Madame Tussauds – Londres

Le musée de Madame Tussaud, ou Madame Tussauds (sans l’apostrophe), est un musée de cire fondé en 1835 à Londres par l’artiste française Marie Tussaud.

Texte de Wikipédia
Marie Grosholtz est née le 1er décembre 1761 à Strasbourg. Son père, Joseph Grosholtz, bourreau et soldat, meurt durant la guerre de Sept Ans, deux mois avant sa naissance. Devenue veuve, sa mère s’installe avec sa fille à Berne, où elle est employée de maison de Philippe Curtius, un médecin reconverti en sculpteur sur bois. Celui-ci prend la petite Marie sous son aile et la forme à la sculpture. Curtius est appelé à la cour de France et réalise en 1765 un portrait de Madame du Barry, maîtresse de Louis XV. Le médecin fait venir Marie avec sa mère en 1767 et fait appel à Marie pour ses nombreuses réalisations en cire. Une première exposition en 1770 connaît le succès et est installée en 1776 au Palais-Royal. En 1782, Curtius ouvre une seconde exposition nommée la « Caverne des Grands Voleurs » sur le Boulevard du Temple : c’est le précurseur de la future « Chambre des horreurs » que Marie créera à Londres.
Marie Grosholtz réalise ses premières sculptures en 1777 : Voltaire d’abord, puis en 1778 Jean-Jacques Rousseau et Benjamin Franklin. Prise dans le tumulte de la Révolution française, elle se voit condamnée à la guillotine pour ses relations avec la noblesse. Graciée en raison de ses talents, elle est alors employée pour réaliser les masques mortuaires de révolutionnaires assassinés, tel Marat, ou décapités. À sa mort en 1794, Curtius lègue à Marie sa collection de personnages en cire.
Le 28 octobre 1795 à Paris, elle épouse François Tussaud, ingénieur civil. De cette union naissent trois enfants : une fille mort-née et deux garçons, Joseph (né en 1798), puis François (né en 1800). Avec l’instauration de la paix d’Amiens en 1802, elle part pour l’Angleterre avec son fils aîné âgé de quatre ans afin d’y présenter sa collection. En 1805, la guerre de la Troisième Coalition l’empêche de quitter ce pays. Elle poursuit alors ses présentations itinérantes à travers la Grande-Bretagne et l’Irlande.
Le second fils de Marie la rejoint en 1822, profitant d’un relâchement des tensions. En 1835, Marie installe sa collection et ouvre sur Baker Street à Londres le Baker Street Bazaar. L’une des principales attractions de ce musée est la « Chambre des horreurs », qui présente en deux parties les victimes de la Révolution française et les meurtriers. Le nom de cette section est donnée en 1845 par un contributeur du magazine Punch. D’autres personnalités sont ajoutées à l’exposition comme Horatio Nelson et Walter Scott. En 1842, Marie réalise un autoportrait qui est encore présenté à l’entrée du musée. Elle meurt en 1850 à l’âge de 88 ans.


