Jardin du Luxembourg – Paris

Le jardin du Luxembourg est un jardin ouvert au public, situé dans le 6e arrondissement de Paris. Créé en 1612 à la demande de Marie de Médicis pour accompagner le palais du Luxembourg

Texte de Wikipédia
Création du jardin par Marie de Médicis
Au début du XVIIe siècle, le quartier qui s’étend au pied de la montagne Sainte-Geneviève est peu densément peuplé et principalement constitué de séminaires, couvents, collèges et hôtels particuliers, parmi lesquels celui du duc de Piney-Luxembourg. Lorsque Marie de Médicis décide de quitter le palais du Louvre, elle pense à cette propriété où le jeune Louis XIII s’initiait à la chasse : on lâchait pour lui des marcassins dans le jardin.
Les huit hectares de terrain qui entouraient la demeure permettraient à Marie de Médicis d’édifier le vaste jardin florentin dont elle rêvait. Le corps de logis n’étant pas digne de son rang, elle fait appel à l’architecte Salomon de Brosse pour l’édification d’un palais inspiré du palais Pitti de Florence. Pour la décoration, la régente s’adresse à des artistes italiens, français et flamands. Ainsi, elle fait venir Pierre Paul Rubens à Paris en 1622 pour qu’il réalise vingt-quatre tableaux retraçant les principaux épisodes de sa vie ; treize seulement furent réalisés.
Le jardin s’ouvrait devant le nouveau palais, mais ne pouvait se prolonger dans la logique perspective de la façade puisque le couvent des Chartreux se dressait à peu de distance. Richelieu exerce des pressions qui permettent de repousser le mur d’une centaine de mètres, mais en dépit de son pouvoir, Marie de Médicis échoue à faire déplacer les religieux. C’est ainsi que le parc dut s’étendre sur un des flancs du palais. Ainsi, sur le plan de Gomboust, réalisé en 1629, le jardin s’étend sur 300 mètres à peine devant l’édifice, tandis que, d’est en ouest, il occupe plus d’un kilomètre, depuis l’actuel boulevard Saint-Michel jusqu’à l’actuel boulevard Raspail. C’est donc dans ce sens transversal que courait la grande allée qui, deux siècles plus tard, après la suppression de la partie occidentale du jardin, est à l’origine de la rue de Fleurus.
La réalisation du premier jardin est confiée à Jacques Boyceau, un des plus grands spécialistes de son époque. Les plantations commencent en 1612, dès le lendemain de l’achat des terrains. Au pied du palais, autour d’une fontaine centrale, Boyceau dessine une série de parterres symétriques. Pour faciliter l’admiration de ce travail, le jardin est entouré d’un double déambulatoire surélevé, qui adopte la forme d’une terrasse à l’italienne dessinée par l’ingénieur florentin Thomas Francine. Il faut près de dix ans pour reconstruire l’aqueduc romain d’Arcueil qui alimente la fontaine depuis Rungis, à onze kilomètres de là et qui porte désormais le nom d’« aqueduc Médicis ». En 1635, André Le Nôtre réaménage les parterres, ne pouvant dérouler la grande perspective souhaitée vers le sud du fait de la persistance du couvent des Chartreux.
Après la mort de Marie de Médicis, en 1642, le palais du Luxembourg et son jardin changent de mains à de nombreuses reprises. En 1778, le comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII, reçoit le Luxembourg. Pour financer les travaux de restauration du palais, endommagé par ses occupants successifs, il aliène le tiers ouest du jardin, qui incluait l’allée des Philosophes, fréquentée par Rousseau en 1741, et la promenade des Soupirs, refuge des amoureux. C’est ainsi que l’on ouvre la rue du Luxembourg, aujourd’hui rue Guynemer, qui fixe la limite occidentale définitive du jardin.

