British Museum –Londres

Le British Museum (en français « Musée britannique », appellation couramment utilisée jusqu’au XXe siècle, mais devenue rare) est un musée de l’histoire et de la culture humaine, situé dans le quartier de Bloomsbury à Londres

Texte de Wikipédia
Le British Museum est créé en 1753, notamment à partir de l’immense collection de 71 000 objets[2] léguée par le riche médecin et scientifique sir Hans Sloane[3],[4].
Le musée est ouvert au public le 15 janvier 1759 à la Montagu House à Bloomsbury, au même emplacement qu’aujourd’hui ; il compte alors quelque 80 000 objets. Les collections s’enrichissent notamment avec les contributions du capitaine Cook, et de William Hamilton, archéologue et diplomate britannique.
La défaite de Napoléon en Égypte (campagne d’Égypte) permet d’acquérir des pièces d’art égyptiennes, dont la pierre de Rosette. Puis au début du XIXe siècle, lord Elgin, ambassadeur à Constantinople, apporte au musée des sculptures du monde grec.
Nouveau bâtiment, érigé en 1865
En 1865, un nouveau bâtiment est construit rue Great Russell dans le quartier de Tottenham Court, pour remplacer l’ancien (Montagu House). Le bâtiment comporte une vaste salle de lecture dans laquelle nombre d’écrivains, philosophes et savants illustres ont travaillé, comme Karl Marx ou Charles Dickens.
Les collections d’histoire naturelle furent déplacées dans un nouveau musée (musée d’histoire naturelle de Londres, Natural History Museum) à South Kensington en 1880. Jusqu’en 1997, le British Museum hébergeait dans le même bâtiment le musée et la bibliothèque nationale : depuis lors, la British Library est située près de la gare de Saint-Pancras). Enfin en décembre 2000 est ajoutée la « Grande Cour[5] ».
Expositions et afflux touristique au XXIe siècle
La plus importante exposition provisoire hébergée par le British Museum au long de son histoire est celle intitulée « The First Emperor: China’s Terracotta Army », du 13 septembre 2007 à avril 2008, qui a rassemblé 120 objets et 12 soldats de terre cuite provenant du mausolée de Qin Shi Huang, le premier empereur de Chine[6]. Cette exposition a fait du musée l’attraction culturelle la plus visitée du Royaume-Uni en 2007 et 2008[7],[8].
Une autre exposition mémorable est celle de 1972 consacrée au pharaon Toutânkhamon[7].
Le British Museum est devenu au XXIe siècle, avec le Tower Bridge, le palais de Buckingham, ou d’autres grands sites, l’un des piliers du succès touristique de la ville de Londres, confrontée au tourisme de masse[9].
Travail de mémoire autour du fondateur de la collection
En août 2020, à la suite du mouvement de protestation Black Lives Matter, le British Museum retire de son piédestal le buste de son fondateur, Hans Sloane, médecin et naturaliste enrichi grâce aux plantations esclavagistes de son épouse. Le buste est depuis exposé dans une vitrine en rappelant ses activités. Selon le directeur du musée, Hans Hartwig : « Nous l’avons retiré de son piédestal où personne ne le regardait pour le placer sous le feu des projecteurs »


