Basilique Saint-Jean de Latran – Rome

L’archibasilique Saint-Jean de Latran (basilica di San Giovanni in Laterano en italien) est l’église cathédrale de l’évêque de Rome, le pape.
Texte de Wikipédia
Premier édifice monumental chrétien construit en Occident, à partir de 320, elle est l’une des quatre basiliques majeures de Rome, édifiée sur le mont Latran. Son titre exact est archibasilique du Très-Saint-Sauveur-et-des-Saints-Jean-Baptiste-et-Jean-l’Évangéliste du Latran. Tout comme le palais du Latran qui lui est contigu, elle est la propriété du Saint-Siège et bénéficie à ce titre du privilège d’extraterritorialité. Elle est considérée comme la « mère » en ancienneté et dignité de toutes les églises de Rome et du monde. Elle porte le titre, inscrit sur le fronton, de omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput, qui signifie « mère et tête de toutes les Églises de la Ville et du monde ».
Première église à être publiquement consacrée — le 9 novembre 324 par le pape Sylvestre Ier — elle prit progressivement (à partir du IXe siècle) le nom de basilique Saint-Jean par association à son important baptistère voisin, dédié à saint Jean Baptiste, le plus ancien de Rome. D’autre part, elle est aussi dédiée à saint Jean l’Évangéliste depuis le XIIe siècle[2].
Pendant plus de dix siècles, les papes (évêques de Rome) résidèrent dans le palais du Latran voisin. Dans les murs de la basilique se réunirent plus de 250 conciles, dont les cinq conciles œcuméniques du Latran.
Ses immenses portes d’entrée en bronze proviennent de la Curie Julia, réinstallées là au milieu du XVIIe siècle.
La basilique constantinienne
Le lieu doit son nom à la demeure d’une grande famille de patriciens, les Laterani. Sur la colline du Latran, au début du IVe siècle, se trouvent les écuries de Maxence, où tenait garnison la cavalerie de cet empereur. Après la victoire de Constantin Ier, celui-ci fait don du site à l’évêque de Rome et les travaux sont lancés pour la construction d’un lieu de culte chrétien. Ce n’est pas un temple qui est alors construit, mais une basilique[3].
La basilique est consacrée sous le titre de Basilique du Très-Saint-Sauveur en 324 (ou 319 selon d’autres sources) par le pape Sylvestre Ier. Le bâtiment, long de 110 mètres, est alors la plus grande église chrétienne (Saint-Pierre, consacrée en 328, est beaucoup plus petite). Dès l’origine est construit à proximité le palais épiscopal, où réside le pape. Au nord-ouest, derrière l’abside, a également été érigé un baptistère, dédié à saint Jean Baptiste, où une fois l’an, à Pâques, les néophytes reçoivent le baptême.
La basilique se caractérise par un plan rectangulaire simple divisé par des files de colonnes qui définissent quatre bas-côtés et une nef centrale plus large venant buter sur le transept, ce qui lui donne une forme de croix. Le tout (le vaisseau central et les bas-côtés) porte le nom de nef. Ce type de plan basilical, caractéristique de l’architecture paléochrétienne s’inspire du modèle romain de la basilique civile. Les dix-neuf colonnes séparant la nef centrale étaient en marbre rouge, tandis que les vingt-et-une colonnes séparant les bas-côtés étaient en marbre vert. À l’entrée de la basilique, un vaste hall qui a pour avantage principal d’accueillir des foules nombreuses.
La nef centrale, plus haute que les bas-côtés et couverte par un toit à double pente, se terminait par une abside semi-circulaire, décorée de mosaïques. Les bas-côtés étaient couverts d’un toit plat percé de baies en demi-lune. Le décor était constitué de peintures murales et de placages de marbre précieux et coloré. À Rome, cette physionomie de grande basilique antique s’observe à la basilique Sainte-Marie-Majeure, construite au Ve siècle et très bien conservée, à l’église Sainte-Sabine, elle aussi construite au Ve siècle et qu’une heureuse restauration moderne a débarrassé de la plupart de ses ajouts baroques, ainsi qu’à la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, reconstruite en respectant fidèlement la conception architecturale d’origine.

