Grand Palais – Paris

Le grand palais des Beaux-Arts, souvent appelé simplement Grand Palais, est un monument parisien situé en bordure des Champs-Élysées, face au Petit Palais, dont il est séparé par l’avenue Winston-Churchill, dans le 8e arrondissement.

Texte de Wikipédia
Le « Grand Palais des Beaux-Arts » est édifié à Paris à partir de 1897, pour l’exposition universelle prévue du 15 avril au 12 novembre 1900[2], en lieu et place du vaste mais inconfortable palais de l’Industrie de 1855.
« Monument consacré par la République à la gloire de l’art français », comme l’indique le fronton de l’aile ouest (palais d’Antin), sa vocation originelle consiste à accueillir les grandes manifestations artistiques officielles de la capitale.
Dans les années 1960, Le Corbusier souhaite la démolition du Grand Palais pour y implanter à la place le musée d’Art du XXe siècle dont André Malraux lui a confié la réalisation. La mort de l’architecte, le 27 août 1965, met fin au projet[3].
Par arrêté du 12 juin 1975, la nef est classée au titre des monuments historiques. Un nouvel arrêté du 6 novembre 2000, protège le Grand Palais dans sa totalité.
Le concours d’idées
L’établissement d’un programme est rédigé et l’organisation d’un concours d’idées entre architectes est décidée par arrêté du 22 avril 1896. Contrairement à ce qui avait été prévu pour le palais du Trocadéro ou encore l’opéra Garnier, il n’est pas envisagé que la compétition soit internationale. Le concours ne s’adresse, ici, qu’aux seuls architectes de nationalité française.
Avant l’Exposition universelle de 1900, l’amorce d’une longue perspective est déjà marquée par le Dôme, l’Église des soldats, l’hôtel et l’esplanade des Invalides. Mais, de l’autre côté de la Seine, le regard bute de façon malheureuse sur une des façades latérales du palais des Arts et de l’Industrie. Longeant l’avenue des Champs-Élysées, cette imposante construction est, de plus, aperçue de biais.
Lors de la période de préparation des modalités du concours et, en particulier, du dessin des gabarits définissant l’emplacement précis de chaque bâtiment devant succéder à l’ancien palais, l’intention est d’inscrire ce projet dans une réalisation urbanistique plus large.
Il est ainsi prévu de prolonger l’axe des Invalides jusqu’au palais de l’Élysée et d’offrir, par là-même, une ossature à la future grande exposition.
L’axe républicain est né, tracé auquel se doivent d’obéir l’organisation et l’implantation des pavillons étrangers et à thème installés sur l’esplanade des Invalides comme l’ensemble formé par le Grand Palais, le Petit Palais devant lui faire face, de l’autre côté de l’avenue nouvelle ainsi créée, et le pont Alexandre-III lancé, en cette occasion, au-dessus du fleuve.
Cet axe, qui perdurera au-delà des festivités de 1900, constitue encore aujourd’hui la dernière réalisation d’envergure dans l’urbanisme parisien.
L’inauguration du Grand Palais a lieu avec tout le faste propre à la IIIe République. Une plaque de l’un des frontons d’angle porte encore, gravé dans la pierre, le témoignage de l’événement.
La cérémonie se tient le 1er mai 1900, en présence d’Émile Loubet, président de la République, de Pierre Waldeck-Rousseau, alors président du Conseil et ministre de l’Intérieur et des Cultes, de Georges Leygues, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, d’Alexandre Millerand, ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télécommunications et, enfin, d’Alfred Picard, commissaire général de l’Exposition universelle.
Un siècle de salons et d’expositions
Dès 1901, le Grand Palais abrite, parallèlement aux Salons artistiques, de nombreuses autres manifestations. C’est notamment pour le concours hippique, accueilli jusqu’en 1901 au palais de l’Industrie, que le Grand Palais est doté d’une nef et d’une piste sablée. D’avril 1901 à 1957, le concours hippique, avec concours d’attelages, épreuves de vitesse et sauts d’obstacles, est un moment très prisé de la vie parisienne.
À partir de 1901, d’autres salons se succèdent. Ils sont majoritairement consacrés à l’innovation et la modernité : Salon de l’automobile de 1901 à 1961, Salon de l’aviation de 1909 à 1951, Salon des arts ménagers, etc.
Les salons artistiques
Les salons consacrés aux beaux-arts connaissent leur âge d’or pendant les trente premières années de fonctionnement du palais. Avec l’avènement du Front populaire en 1936, ces présentations, considérées par certains comme l’expression d’un art réservé à une élite bourgeoise, perdent progressivement de leur importance et voient leurs surfaces réduites d’une manière considérable avec l’installation définitive du Palais de la découverte en 1937.
Après la guerre, on leur préfère les salons techniques et commerciaux, plus rentables. Les salons artistiques perdurent encore un moment avant de voir leur espace d’exposition diminuer comme peau de chagrin et d’être relégués dans des endroits moins nobles et moins visibles du Grand Palais. À partir de 1947, l’édifice perd sa fonction de palais des Beaux-Arts, ce pour quoi il a été construit.


