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L’Arc de Triomphe de Paris est un monument emblématique situé au sommet des Champs-Élysées, sur la place Charles-de-Gaulle. Construit au XIXe siècle sur ordre de Napoléon Ier pour honorer les victoires de la Grande Armée, il mesure environ 50 mètres de haut. De style néoclassique, il est décoré de sculptures représentant des scènes militaires. Sous l’arc se trouve la tombe du Soldat inconnu, avec une flamme éternelle allumée chaque soir. C’est un symbole fort de l’histoire de France et un point de vue remarquable sur la ville.

La place de l’Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au XIXe siècle sous l’impulsion de Napoléon III et du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l’avenue Kléber, l’avenue de la Grande-Armée, l’avenue de Wagram et, la plus connue, l’avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l’une au milieu des avenues, pour l’autre entre les avenues. Ce site est desservi par la station de métro Charles de Gaulle – Étoile.

Histoire

Napoléon Ier, au lendemain de la bataille d’Austerlitz, déclare aux soldats français : « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe. » L’Empereur s’est référé aux arcs de triomphe érigés sous l’Empire romain afin de commémorer un général vainqueur défilant à la tête de ses troupes[4].

Par un décret impérial daté du 18 février 1806, il ordonne la construction de cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises[5]. Son projet initial est d’ériger le monument « à l’entrée des boulevards, près du lieu où était la Bastille, de manière qu’en entrant dans le faubourg Saint-Antoine on passe sous cet arc de triomphe ». Il veut ainsi en faire le point de départ d’une avenue triomphale traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille. Le ministre de l’Intérieur Champagny avise l’Empereur que le choix de la Bastille serait dispendieux et le convainc d’ériger l’Arc à l’ouest de Paris sur la place de l’Étoile qui permettait le dégagement de belles perspectives.

Le comte Jean Bérenger, conseiller d’État, se charge du financement comme directeur général de la Caisse d’amortissement. Le décret impérial du 26 février 1806, qui ordonne l’érection d’un arc de triomphe, prévoit en effet que « sera pris un million pour cet objet sur les contributions provenant de la Grande Armée. La Caisse d’amortissement tiendra chaque mois, à dater du 1er mars, une somme de cinquante mille francs à la disposition du futur architecte et celle de quinze mille francs pour les travaux d’art et de sculpture »[7].