Arc de triomphe – Paris

L’arc de triomphe de l’Étoile, souvent appelé simplement l’Arc de Triomphe, est un monument de type tétrapyle situé à Paris, en un point haut à la jonction des territoires des 8e, 16e et 17e arrondissements

Texte de Wikipédia
L’Arc de Triomphe s’élève au centre de la place Charles-de-Gaulle (anciennement place de l’Étoile) dans les 8e, 16e, et 17e arrondissements de Paris[1]. Il est situé dans l’axe et à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Élysées, à 2,2 kilomètres de la place de la Concorde. C’est un tétrapyle haut de 49,54 m, large de 44,82 m et profond de 22,21 m, géré par le Centre des monuments nationaux[2].
La hauteur de la grande voûte est de 29,19 m et sa largeur de 14,62 m. La petite voûte mesure 18,68 m de haut et 8,44 m de large. Le monument pèse 50 000 t — en fait 100 000 t, en prenant en compte les fondations qui s’enfoncent à 8,37 m de profondeur. Le coût total de la construction a été de 9 651 116 F.
La place de l’Étoile forme un énorme rond-point de douze avenues percées au XIXe siècle sous l’impulsion de Napoléon III et du baron Haussmann, alors préfet du département de la Seine. Ces avenues « rayonnent » en étoile autour de la place, notamment l’avenue Kléber, l’avenue de la Grande-Armée, l’avenue de Wagram et, la plus connue, l’avenue des Champs-Élysées. Des pavés de couleurs différentes dessinent sur le sol de la place deux étoiles dont les pointes arrivent pour l’une au milieu des avenues, pour l’autre entre les avenues. Ce site est desservi par la station de métro Charles de Gaulle – Étoile.
Histoire
Napoléon Ier, au lendemain de la bataille d’Austerlitz, déclare aux soldats français : « Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des arcs de triomphe. » L’Empereur s’est référé aux arcs de triomphe érigés sous l’Empire romain afin de commémorer un général vainqueur défilant à la tête de ses troupes[4].
Par un décret impérial daté du 18 février 1806, il ordonne la construction de cet arc de triomphe consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises[5]. Son projet initial est d’ériger le monument « à l’entrée des boulevards, près du lieu où était la Bastille, de manière qu’en entrant dans le faubourg Saint-Antoine on passe sous cet arc de triomphe ». Il veut ainsi en faire le point de départ d’une avenue triomphale traversant notamment le Louvre et la place de la Bastille. Le ministre de l’Intérieur Champagny avise l’Empereur que le choix de la Bastille serait dispendieux et le convainc d’ériger l’Arc à l’ouest de Paris sur la place de l’Étoile qui permettait le dégagement de belles perspectives.
Le comte Jean Bérenger, conseiller d’État, se charge du financement comme directeur général de la Caisse d’amortissement. Le décret impérial du 26 février 1806, qui ordonne l’érection d’un arc de triomphe, prévoit en effet que « sera pris un million pour cet objet sur les contributions provenant de la Grande Armée. La Caisse d’amortissement tiendra chaque mois, à dater du 1er mars, une somme de cinquante mille francs à la disposition du futur architecte et celle de quinze mille francs pour les travaux d’art et de sculpture »[7].
Pour la conception du monument, l’architecte Jean-François Chalgrin est en concurrence avec son confrère Jean-Arnaud Raymond, chargé de collaborer avec lui. Le premier souhaite orner l’arc de colonnes isolées tandis que le second les veut engagées, l’incompatibilité de ces deux conceptions rendant impossible toute collaboration entre les deux architectes. Un arbitrage rendu par Champagny, ministre de l’Intérieur, force Raymond à se retirer honorablement. Chalgrin supprime alors les colonnes de son projet[8] et s’inspire de l’arc tétrapyle de Janus et de l’arc de Titus à Rome, alors en pleine restauration[9].


