Basilique St-Pierre – Rome

La basilique Saint-Pierre (en latin : Sancti Petri et en italien : San Pietro in Vaticano) souvent appelée Saint-Pierre de Rome est l’édifice religieux le plus important du catholicisme. Elle est située au Vatican, sur la rive droite du Tibre, et sa façade architecturale s’ouvre sur la place Saint-Pierre. Elle a été construite là où, selon la volonté de l’empereur Constantin Ier, les premiers pèlerins venaient rendre un culte à saint Pierre à l’emplacement du cirque de Caligula et de Néron.
Texte de Wikipédia
Au début de l’Empire romain, peu avant la naissance du Christ, le site était occupé par quelques villas, bâties autour de jardins impériaux qui furent la propriété d’Agrippine l’Aînée. Son fils, Caligula (37-41 apr. J.-C.), y fit construire un cirque privé, le Circus Vaticanus ou cirque de Caligula et de Néron, dont l’actuel obélisque du Vatican constitue l’un des seuls vestiges.
C’est dans ce cirque, ainsi que dans les jardins adjacents, qu’eut lieu le martyre de beaucoup de chrétiens de Rome à l’époque de Néron (54-68). Une tradition immémoriale[précision nécessaire] place le martyre de l’apôtre Pierre dans l’enceinte même du cirque — inter duas metas (« entre les deux bornes ») de la spina (mur central bas autour duquel tournaient les chars), dont le centre était occupé par le futur obélisque du Vatican. Selon la tradition transmise par des ouvrages apocryphes (tels les Actes de Pierre[1]), Pierre fut crucifié vers 65, la tête en bas par humilité, car il ne se jugeait pas digne de mourir comme le Christ. Selon une autre version, il peut s’agir d’une cruauté supplémentaire volontairement infligée par les Romains[2].
Sépulture de saint Pierre
La tradition localise l’emplacement de la tombe de l’apôtre, indiquée par une pierre rouge, au sein d’une nécropole située au nord du cirque de Caligula et de Néron, dont elle est séparée par une route secondaire, la Via Cornelia.
Déjà, du vivant de Pierre, après la crucifixion du Christ, les Actes des Apôtres relatent le fait que celui-ci tient une place importante dans l’Église chrétienne naissante. En effet le Christ lui avait dit : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église. » (Évangile selon Matthieu.)
Dans la basilique constantinienne, un édicule, situé à l’emplacement habituel de l’autel à la butée des nefs, signifiait l’emplacement de l’inhumation de saint Pierre. Placé sur une petite estrade en marbre, il prenait la forme d’un baldaquin supporté par des colonnes torses en bronze et prolongé par un portique à colonnes. Au centre, sous le baldaquin, se trouvait un petit édicule de marbre aux portes de marbre doré donnant accès, en jour de fête, à la sépulture de saint Pierre. Ce dispositif est l’une des premières manifestations du culte des reliques des saints.
En 1939, lors de travaux d’excavations pour la construction de la tombe du pape Pie XI, une sépulture est découverte sous la crypte de la basilique, inaccessible depuis le IXe siècle. Le Cardinal Ludwig Kaas dirigera 10 ans de recherches archéologiques, couronnées par l’annonce du pape Pie XII le 24 décembre 1950.
L’étude par les archéologues des restes découverts dans la sépulture révèle trois détails permettant de formuler une hypothèse d’identification[4], sans cependant imposer une conclusion incontestable :
les ossements ont été conservés dans un tissu précieux de couleur pourpre et brodé de fil d’or : un tel tissu ne peut avoir servi qu’à envelopper les restes d’un personnage illustre ;
aucun os des pieds n’a été retrouvé : cela pourrait indiquer qu’on a coupé ceux du défunt (ce qui était commun aux suppliciés qui mouraient la tête en bas) ;
les rotules étaient abîmées comme peuvent l’être celles de pêcheurs qui poussent leur bateau à la mer.
Ces restes sont accessibles par l’escalier de marbre situé au niveau de l’autel papal. Ainsi, le pape Paul VI annonce, en 1968, après avoir pris connaissance des études scientifiques menées sur le tombeau, qu’il doit s’agir selon toute probabilité des restes du corps de saint Pierre


